Voyages

Macareux, quiétude et cyclisme en solo : une échappée aux Hébrides en 21 photos

Un mois en solitaire dans un lieu reculé a conduit la photographe Liz Seabrook vers une sérénité inattendue, une beauté sauvage (et vers elle-même).

Just a casual Highland cow taking a rest on the damp sand below the road on Mull_Liz Seabrook_1
Just a casual Highland cow taking a rest on the damp sand below the road on Mull_Liz Seabrook_1

Nombreux sont ceux qui rêvent d’échapper à la course effrénée du quotidien pour se réfugier dans un endroit paisible et isolé. Pour Liz Seabrook, photographe londonienne, ce rêve est devenu réalité lorsqu’elle s’est accordé un mois entier pour parcourir les Hébrides en Écosse, principalement à vélo, et souvent en faisant du camping sauvage en chemin.

Pour une photographe qui place habituellement les gens au cœur de son travail, se retrouver si isolée et passer autant de temps seule représentait un véritable changement. « J’aime avoir un prétexte pour plonger dans l’univers de quelqu’un d’autre et comprendre comment il fonctionne, comment les autres vivent. Je pense que je raconte surtout les histoires des autres, je ne crois pas que mon histoire intervienne beaucoup. Sauf pour ce voyage, où j’ai vraiment été seule pendant un mois. »

L’expérience s’est révélée bien moins structurée qu’elle ne l’avait anticipé. Liz pensait rencontrer des gens et les photographier au fil du trajet, mais cela s’est transformé en quelque chose qu’elle décrit comme étant un journal intime en photographies.

« Au départ, je me disais que j’allais faire des portraits en chemin, de toutes les personnes que je rencontrerais. Et puis finalement non, je n’en avais tout simplement pas envie », explique-t-elle. Liz n’a pas croisé beaucoup de monde, et quand c’était le cas, elle a choisi de ne pas briser la magie en coupant le moment pour prendre une photo.

One of three hostels managed by the incredible Gatliff Trust in the Outer Hebrides This one is stationed at Berneray_Liz Seabrook_1

Photo : Liz Seabrook

12_ downhill on the Isle of Harris was a good thing_ it was much less well received the evening before with heavy legs en route to the night’s accommodation_Liz Seabrook_2

Photo : Liz Seabrook

The perfect fishing cabin nestled away on the west of Mull_Liz Seabrook_3

Photo : Liz Seabrook

Back on the mainland cycling down to Oban after a day on Lismore_Liz Seabrook_4

Photo : Liz Seabrook

Exploring the quiet lanes of Lismore_Liz Seabrook_5

Photo : Liz Seabrook

Adam enjoying the sun hiding in the sand banks of Calgary Beach, Mull after a morning of headwind_Liz Seabrook_6

Photo : Liz Seabrook

Au final, ce qu’elle a créé d’un point de vue photographique était un « journal visuel », documentant les lieux qu’elle a visités, ce qu’elle a vu et ce qui l’a attirée. « C’était un peu un défi », dit-elle. « Je ne savais pas trop ce que j’en pensais vraiment. C’était du genre : bon, j’avance, donc je vais photographier le paysage, ce que je vois et ce que je fais. C’était très informel et non structuré. J’ai tendance à trop réfléchir. Ça ressemblait presque à de l’écriture automatique. »

Elle a découvert des paysages vierges, souvent déserts, où la faune évoluait en toute liberté. Voir des macareux dans la nature a été un moment particulièrement fort pour elle. « Ils se dandinent partout. Ils marchent comme des petits vieux avec les mains dans le dos, puis ils redescendent dans leurs petits terriers. »

Just a casual Highland cow taking a rest on the damp sand below the road on Mull_Liz Seabrook_1

Photo : Liz Seabrook

The absolute joy of seeing puffins up close on the Isle of Lunga_Liz Seabrook_8

Photo : Liz Seabrook

No one to share the beach with on Col, but these cows and their calves_Liz Seabrook_9

Photo : Liz Seabrook

Good old ferry fry up en route to Col to fuel the legs_Liz Seabrook_10

Photo : Liz Seabrook

Taking in the panoramic views between sandwiches from the disused lighthouse signal station on Isle of Erraid, Mull_Liz Seabrook_11

Photo : Liz Seabrook

The view from bathing in a quiet pool in Allt Daraich, the opposite side of Glen Sligachan to Skye’s famous Faerie Pools_Liz Seabrook_12

Photo : Liz Seabrook

Sur l’île de Skye, où elle a passé plusieurs jours, Liz a pu s’installer et explorer Glen Sligachan. « Je pouvais ressentir encore un peu plus cette sensation d’espace », dit-elle. C’est un endroit, selon elle, où une personne seule peut s’évader « pour trouver de l’espace et de la place pour respirer, explorer, randonner et nager ». L’eau y est d’une pureté remarquable (même si un peu froide). « Il y a des endroits où l’on voit clair dans l’eau jusqu’à environ trois mètres de profondeur. »

Une autre de ses photos préférées a été prise lorsqu’elle est allée tout au bout de l’île. Elle a vu un portail ouvert sur un champ avec un sentier qui le traversait. Attirée par ce chemin, Liz a suivi sa curiosité et a été récompensée par une plage de sable blanc immaculé aux vagues douces. « Je me suis dit : mais suis-je morte ? C’est peut-être à ça que ressemble le paradis. C’était juste parfait. »

Time and Tide Bell at Bosta Beach, Isle of Lewis_Liz Seabrook_13

Photo : Liz Seabrook

Finding peace on Iona after pitching up the tent, as the day tourists empty back out to neighbouring Mull_Liz Seabrook_14

Photo : Liz Seabrook

Slow travel means more time to notice the patterns and intricacy of nature_Liz Seabrook_15

Photo : Liz Seabrook

Looking back across the bay of Oban back to Kerrera_Liz Seabrook_16

Photo : Liz Seabrook

The graphic lines of the ferry contrasting with the soft edges of the Hebridean hills_Liz Seabrook_17

Photo : Liz Seabrook

Chasing back across Mull for a roast before the ferry_Liz Seabrook_18

Photo : Liz Seabrook

Not to be too wafty, but being at the standing stones of Calanais on Lewis on my own, not too far from the solstice felt like pure magic_Liz Seabrook_19

Photo : Liz Seabrook

The intimidatingly beautiful Cuilins as seen from Glen Sligachan, Skye_Liz Seabrook_20

Photo : Liz Seabrook

Glamaig, Skye Not accessible if only non-cycling footwear available is a pair of Tevas with waterproof socks_Liz Seabrook_21

Photo : Liz Seabrook

Durant la majeure partie du voyage, la photographe s’est déplacée à vélo, mais avec le recul, elle pense que cela l’a peut-être fait passer trop vite devant certains endroits. « Une petite ville à l’intérieur des terres se traverse en cinq minutes. Et donc une partie de moi a envie d’y retourner et de parcourir le Hebridean Way à pied plutôt qu’à vélo pour pouvoir le faire encore plus lentement et m’immerger encore davantage. »

Et pendant que Liz envisage sa prochaine visite, elle encourage les autres à faire de même, en particulier les femmes qui voyagent seules. « C’est hyper sûr. Et si vous sentez que c’est quelque chose que vous voulez faire, faites-le, et ne vous inquiétez pas, j’ai laissé mon vélo posé contre des panneaux de signalisation, avec tout mon matériel de camping et mes appareils électroniques dessus, et personne n’y a jamais touché. »